Essai de cécile Philippe, Collection Idées fausses/Vraies réponses, JC Lattès, 2007, 176 pages, 9 euros
« Nous croyons à la nécessité de rendre du souffle au débat français en faisant tomber les idées reçues en apportant des idées nouvelles et en s’inspirant de solutions concrètes ayant fait leurs preuves à l’étranger». Pour son second volume, la collection « Idées fausses/ Vraies réponses » lancée par l’avocat Mathieu Laine, poursuit son entreprise de démolition de la pensée unique. En ligne de mire : le catastrophisme écologiste. Car mis à part quelques brillants francs-tireurs, Jean de Kervasdoué, Claude Allègre ou Jacques Attali, peu nombreuses sont les voix à s’opposer aux Cassandres écologistes. « C’est trop tard pour la terre » a l’avantage de la synthèse et de la clarté. En 176 pages et huit chapitres, Cécile Philippe relativise, démontre, démonte et propose. OGM, pétrole, réchauffement climatique, principe de précaution, antagonisme entre marché et environnement, la jeune, mais non moins brillante, fondatrice de l’Institut Molinari invite son lecteur à prendre du recul. En tout domaine, la peur se révèle très mauvaise conseillère. Et si les idées proposées par les tenants de l’ordre vert apparaissent séduisantes sous un éclairage généreux, ne risquent-elles pas « de faire plus de mal que de bien, de nous engager sur une fausse route nuisible à la qualité de notre environnement ».
Réflexion au combien iconoclaste dans un environnement médiatique unanimement acquis à la culpabilité de l’Homme. Et Cécile Philippe de pousser l’irrévérence à dédier son essai à un certain… Nicolas. De Monsieur Hulot ou du président Sarkozy, nul ne sait à qui cette leçon de pragmatisme s’adresse. L’un comme l’autre, pourtant, y trouvera matière à réflexion.
