Deux enquêtes TNS-Sofres éclairent le sentiment des Français vis-à-vis de leur vie professionnelle.

Le baromètreFévrier 2010 nous apprend que le chômage demeure la préoccupation première des Français, devant l’avenir des retraites en forte progression.
Mais l’enquête la plus intéressante est sans doute celle-ci : Salariés et sortie de crise
RUPTURE La rupture entre le salarié et son entreprise apparaît évidente. La perte de confiance est importante bien qu’elle soit beaucoup plus sensible chez les seniors que chez les jeunes. Voici les grands traits de l’enquête :
- 87% des salariés interrogés considèrent que « dans les années à venir les entreprises vont être de plus en plus nombreuses à délocaliser ».
- 63% considèrent qu’il est normal « que les salariés aient recours à la violence »
- 61% considèrent que dans leur propre entreprise, « les intérêts des dirigeants et des employés ne vont pas dans le même sens ».
SELON LA TAILLE Il est à noter que cette défiance vis-à-vis de l’entreprise et de ses dirigeants est beaucoup plus importante dans les grandes sociétés que dans les PME.
Quant aux notions qui apparaissent négatives aux yeux des sondés, le capitalisme, la mondialisation, le libéralisme sont citées le plus souvent.
Fait intéressant : la notion « d’économie solidaire » fait surtout recette auprès des… cadres. 19 points au dessus des ouvriers.
MOTIVATION Un salarié sur trois est près à s’investir pour faire changer les choses au sein de son entreprise. Un sur quatre étant même prêt à occuper des locaux ou séquestrer son patron !
En règle générale, le jugement des salariés sur leur employeur se dégrade depuis le début de la crise. Mais le manager direct échappe à ces critiques.
