Présentation
C'est pour éviter qu'une telle explosion se reproduise qu'un groupe d'une dizaine de chefs d'entreprises, profondément choqués par cet affrontement, se réunit et réfléchit aux mesures à prendre pour faire évoluer les comportements patronaux et salariaux dans l'entreprise.
Une trentaine d'entrepreneurs ont rejoint le groupe initial pour créer en 1970 Entreprise et Progrès dont le premier Président fut François Dalle, Président de l'Oréal, et le premier Délégué Général, José Bidegain, ancien Président du Cercle des Jeunes Patrons.
L'association a alors conçu et porté de nombreuses propositions fondées sur le principe que progrès social et progrès économique sont indissolublement liés. Ces propositions concernèrent entre autres la communication interne, l'information montante et descendante, les revenus (intéressement, stock options, actionnariat salarié), les conditions de travail (enrichissement des tâches, horaires souples), etc... Beaucoup de ces propositions furent adoptées ou influencèrent fortement les mesures législatives.
Aujourd'hui, la nécessité de la réconciliation de l'économique et du social est largement partagée dans les entreprises et par les gouvernements successifs mais les réalités ne sont pas toujours à la hauteur des ambitions, laissant à notre association un champ d'action significatif.
Encore aujourd'hui, nous pouvons tous identifier des inégalités sociales qui freinent tout autant le progrès économique. Ou bien des opportunités de changement à la fois bénéfiques sur les deux plans car les attentes de nos concitoyens changent et bien des blocages anciens subsistent... et de nouveaux apparaissent. Ainsi, au cours des dernières années, avons-nous proposé des initiatives pour anticiper sur le choc démographique à venir en France ou sur l'insertion des jeunes en difficulté.
Il faut certes aujourd'hui se montrer plus précis que naguère car des progrès ont été accomplis. Mais nous serons d'autant plus efficaces et productif que nous resterons anticonformistes, créatifs et soucieux d'anticiper.
Quelques autres signes particulier.
Notre point de vue est celui des entreprises, tel que nos membres l'expriment. L'apport d'experts peut être parfois bienvenu mais les responsables opérationnels de nos entreprises membres gardent le dernier mot.
Nous ne cherchons pas à rédiger des rapports exhaustifs mais, souhaitant être des acteurs du changement, nous voulons proposer des solutions applicables et réalistes et supprimer des goulots d'étranglement encore trop fréquents dans notre pays.
Nous ne nous proposons pas de réformer les acteurs publics, rôle qui serait à contre emploi par rapport à notre compétence ou à nos expertises à la tête d'entreprises privées ; nous souhaitons seulement que le gouvernement et l'administration s'adaptent aux attentes nouvelles des entreprises et ne freinent pas leur développement.
Nous rassemblons des entreprises très variées : par la taille, le secteur d'activité, l'orientation plus ou moins internationale et pensons que nos débats gagnent à cette diversité.
Nous ne cherchons pas à proposer des innovations purement "sociales" mais pensons que le travail n'est pas une pénitence mais à la fois le moyen d'améliorer ses conditions de vie et de s'accomplir en participant à une oeuvre collective. les entreprises peuvent agir avec efficacité en même temps dans le domaine social et dans le domaine économique ; le progrès social est une condition du progrès économique.
Notre mot d'ordre "l'audace équitable" vaut pour les deux domaines.
En bref nos objectifs :
- Promouvoir par le dialogue la juste place de l'homme dans l'économie de marché.
- Concilier le progrès économique et le progrès social : beaucoup a été fait, beaucoup reste à faire.
- Réconcilier l'Etat et l'entreprise : tout reste à faire.
Les Présidents d'Entreprise et Progrès :
- François Dalle 1970
- Francis Gautier 1982-1991
- Philippe Kessler 1991-1996
- Henri Capdeville 1996-1997
- Paul Dubrule 1997-2006
- Philippe Charrier 2006
