L'homme au coeur de la vie de l'entreprise,
                                l'entreprise au coeur de la cité
  •  Barak Obama, un candidat exceptionnel

Michael Gerson, éditorialiste au Washington Post, auteur de l’essai, « Heroic conservatism », et par ailleurs « plume » de George W. Bush, il a rédigé entre autres ses discours pour la convention républicaine de 2000 et son discours inaugural de 2001, de passage à Paris a affirmé à propos des futurs candidats pour 2008 : « Difficile de choisir entre John McCain et Barak Obama. Obama a une qualité d’homme politique comme on n’en voit un par génération ».

 

Pour l’heure rien n’est encore joué dans le camp démocrate, Hillary Clinton n’ayant en rien renoncé à ses ambitions présidentielles.

                                                                                                        -Mars2008

  • Elections municipales : Attention aux contresens

Un sondage IPSOS indique que : « 70% des Français souhaitent que Nicolas Sarkozy réussisse à changer la France ».

 

Nos compatriotes ne seraient donc pas contre la réforme comme a pu le faire croire les bons résultats de la gauche lors des dernières Municipales.

 

Jean-Marc Lech d’IPSOS estime que : « Les 10 points que la Droite a perdu depuis mai 2007 s’expliquent par la perte des couches les plus populaires de l’électorat FN qui avaient voté pour l’UMP à l’élection présidentielle et qui ne voient pas de résultats concrets à la rupture annoncée. A cela s’ajoute l’abstention aux Municipales des électeurs de François Bayrou qui avaient voté Nicolas Sarkozy au second tour ».

 

Le politologue conclut : « Si le PS est en tête, il n’a cependant pas conquis d’électeurs à Nicolas Sarkozy ».

 

Attention, donc, de ne pas tirer de conclusions trop hâtives des résultats des dernières élections.

 

                                                                                                          -Mars 2008-

  •          Commentaires informels de Lionel Stoleru, sur la mission que lui a confiée N. Sarkozy sur l’ouverture des marchés publics aux PME.

                     I.      La mise en place d’un Small Business Act à l’américaine est peu probable.

Il faudrait un accord du commissaire Mandelson, qui y est très hostile, ensuite l’accord des 27 pays de l’Union Européenne et enfin l’accord de l’OMC.

Les Américains ont obtenu cette entorse à la concurrence au début des année 50 quand ils ont rejoint l’organisation internationale du commerce (le GATT à l’époque) alors qu’ils avaient été hostiles à sa création à l’opposé de leur attitude vis-à-vis des autres organisations internationales (ONU, UNESCO….) en 1945.

L’attribution d’un quota de commande publique aux PME paraît donc hors de portée.

Au demeurant les PME françaises récoltent déjà 25% des commandes publiques en moyenne ce qui est le quota américain. Enfin il ne faut jamais oublier l’hostilité du Conseil d’Etat français et du Conseil Constitutionnel à la discrimination positive qui est contraire au principe d’égalité.

 

                   II.      Solutions pratiques.

Les PME rencontrées par la mission Stoleru font cependant état de problèmes pratiques qui peuvent être résolus, sans Small Business Act, par exemple :

o        Pas de contact personnel entre l’acheteur public et la PME

o        Formalisme excessif, les réponses qui ne sont pas faites dans une double enveloppe vont directement à la corbeille

o        Une PME innovante qui pourrait se développer à partir de commande publique se voit refuser un nouveau marché au motif que « vous avez déjà gagné 2 fois, il faut laisser un peu place aux autres »

o        Les acheteurs publics confondent le principe de précaution avec le principe du parapluie et ne veulent courir aucun risque

 

Comment résoudre ces problèmes ?

Les pistes que l’on peut poursuivre peuvent s’inspirer d’exemples étrangers.

Israël qui a développé toute son industrie de Software à partir de commandes publiques, ou bien les pépinières de start-up qui fonctionnent bien à Paris, ou bien des pratiques hollandaises. L’objectif est de réduire la crainte de l’erreur et d’encourager l’acheteur public à courir des risques.

Pratiquement en finançant un fond de garantie pour couvrir les coûts des erreurs (solution au Pays-Bas) ou en identifiant les petites entreprises prometteuses.

 

Mais alors qui va les identifier ?

Trois solutions possibles pour Stoleru :

a)       L’Etat, mais la France a un score inquiétant et d’erreurs de politique industrielle,

b)       La région, a priori Stoleru n’a pas d’avis là-dessus

c)       Des organismes décentralisés et indépendants comme les Chambres de commerce, la partie innovation de OSEO et UBIFRANCE. Mais les performances des Chambres de commerce sont très inégales dans l’identification des entreprises prometteuses.

Dans tout les cas, l’appréciation devrait être faite, comme en Israël, par un petit comité où sont présents à la fois des hommes de marketing, des techniciens et des managers.

 

Au passage, je suis intervenu pour dire qu’il fallait peut-être avoir un objectif un peu moins ambitieux : au lieu de sélectionner les entreprise les plus prometteuses, au moins identifier toutes celles qui sont dignes de recevoir des commandes publiques.

 

 A suivre.

  • D'après Bernard Brunhes, il y aurait dans le gouvernement de François Fillon, plus de fonctionnaires du cadre A dans les divers Cabinets ministériels traitant du domaine social que dans les directions centrales des ministères correspondants.
    Certes, dans ces conditions, on peut penser que le gouvernement de la France sera mieux dirigé au départ de l'Elysée mais on peut aussi penser que l'administration va avoir du mal à se réformer et à changer ses repères.
  • Les grandes écoles : un investissement de plus en plus rentable : Selon la quinzième enquête de la Conférence des grandes écoles (CGE) sur l'insertion de ses diplômés réalisée à partir des réponses de 122 grandes écoles, les étudiants sortis en 2006 auraient rencontrés de meilleurs résultats que leurs prédécesseurs. 71% d'entre eux ont une activité professionnelle, soit 5 points de plus que les élèves de la promo 2005. Ce sont les meilleurs résultats depuis 2001.
    Les ingénieurs sont les premiers bénéficiaires de cette embellie, avec un taux de non-emploi ramené à 12,3% contre 16,8% en 2006. 82% des diplômés trouvent un emploi en moins de deux mois après la sortie de l'école et seulement 6% après quatre mois ou plus.
    L'embellie concerne également les salaires qui ont augmenté en moyenne de 2,7%.
  • Nicolas Sarkozy rencontrera Georges W. Bush, en Europe, dans les premiers jours de juin.
  • Allemagne : Angela Merkel s'est déclarée opposé à l'instauration d'un salaire minimum généralisé. La chancelière préfère des minima spécifiques à chaque branche industrielle.
  • Pour John Negroponte, aujourd’hui Sous-Secrétaire d’Etat des Etats-Unis et auparavant Responsable de la centralisation des services de renseignements américains, la menace iranienne n’est pas pour demain. La production d’une arme nucléaire opérationnelle par l’Iran est prévue au cours de la prochaine décennie mais pas avant. « entre 2010 et 2015 » a-t-il dit lors d’une visite à Paris le 16 mai 2007.
  • Parmi les facteurs clés de la fin des émeutes en banlieues en octobre 2005, le Maire d'une ville concernée cite "la forte présence de la police a beaucoup ralenti l'économie souterraine" et donc a asphyxié un certain nombre de ces opérateurs qui ont usé de leur influence auprès des casseurs.
  • Moins d'un tiers des Rmistes ou des bénéficiaires de l'ASS (allocation spécifique de solidarité) de décembre 2004 étaient sortis du dispositif 18 mois après. Parmi eux, 25 % ont bénéficié d'un emploi aidé.
  • En juin 2005, 41,5 % des salariés de TPE étaient employé à temps partiel, selon une étude de la DARES du 10 avril.
  • 86 % des dirigeants de PME sont favorables à une "évolution du modèle social français". Leur priorité : la baisse des charges sociales selon le baromètre TNS-Sofrès cf Figaro-éco 11 avril
  • De l'Ambassadeur d'Allemagne à Paris : "à EADS, il y a eu des problèmes de management avec les directeurs français qui se battaient entre eux puis Airbus qui s'éloignait et puis les 2 actionnaires privés français et allemand ont tous les deux "joué à la marguerite" : je t'aime, un peu, beaucoup.... je garde ou pas ma participation , les 2 gouvernements les ont regardé faire mais ça ne peut pas continuer. M. Schrempp avait déjà détruit 80 milliards d'Euros en Amérique et en Europe..."
  • Michel Barnier : "la directive Bolkenstein a été proposée par la commission Prodi en janvier 2004 à laquelle j'appartenais ; le Parlement Européen en a débattu pendant le 1er semestre 2004 mais personne n'en a parlé en France pendant un an avant la campagne pour le référendum ; il est inacceptable que le débat politique en France soit complètement déconnecté du travail européen sauf pour trouver un bouc émissaire facile".
  • François Chérèque : "j'ai failli quitter la manifestation des salariés d'Airbus à Toulouse, car c'était en train de devenir une manifestation antiallemande".
  • Propos libres et privés d'un ancien chef de parti, maintenant clairement retiré de l'action politique.
    Est-ce que les trois candidats ne finiraient pas par faire la même politique si l'un ou l'autre est élu ? Les grands élans volontaristes, c'est finit. La Chine, la mondialisation et internet dont on évite soigneusement de parler aux Français, sont là et bien là, et auraient raison en un an ou deux, plus vite qu'en 1981, d'une orientation trop originale. Les Français qui ne sont pas idiots sans doutent un peu et cela contribue probablement à leur scepticisme profond.
  • Rencontre avec Franck Mordacq, Directeur de la modernisation de l'Etat à Bercy dans le ministère du budget de Jean-François Copé.
    Sa direction de création récente a, pour chercher des solutions nouvelles moins coûteuses lancé 150 audits couvrant 130 milliards de dépenses soit la moitié du budget de l'Etat. Dans ses filets, des poissons de taille variable, par exemple : les quelques milliers de professeurs bénéficiant de décharge de service et ne voyant jamais d'élèves, les retraites majorées des fonctionnaires qui partent alors vivre outremer, le coût des empreintes génétiques, mais aussi les 60 milliers d'aides aux entreprises.
    Beaucoup d'espoirs de rationalisation des fonctions support, back office, achats.
    Les effectifs ont déjà bien baissé au ministère des finances au-delà du non remplacement de la moitié des départs à la retraite.
    Plusieurs soucis subsistent à nos yeux et que nous lui exprimons avec d'autres participants :
    1) même s'il croit pouvoir contrôler "l'inflation normative" (c'est-à-dire le flux de nouvelles lois et règlements) suivant la tradition de Bercy personne ne dit comment s'y prendre pour réduire le "stock" existant,
    2) le non-contrôle des dépenses des collectivités locales aujourd'hui équivalentes à celles de l'Etat et assorties d'encouragements à la dépense plus ou moins apparents,
    3) la discrétion actuelle sur les résultats n'obère-t-elle pas les chances de passage à l'acte dans l'avenir ?
    A noter aussi l'existence d'un "indicateur Kafka" mesurant le coût de l'administration pour les entreprises. les Hollandais, ce n'est pas surprenant, ont cherché à la mesurer : pour eux c'est 3% du PIB. Mais Franck Mordacq nous dit que le réduire de 20% est à portée de main.
    Des projets dans ce sens sont en train avec 4 branches professionnelles (dont plasturgie, BTP, agriculture).
    Plus sur le site : www.modernisation.gouv.fr
  • Pour Jean Gandois (ancien président du CNPF et de Pechiney) la méthode à privilégier pour faire avancer la construction européenne est d'avancer sur ses 2 jambes. Bien sûr, il faut sortir du blocage juridique sur le traité constitutionnelle en trouvant un compromis entre les pays qui l'ont approuvé et ceux qui l'ont rejeté. Mais l'accent devrait être mis comme le propose Confrontations Europe et Philippe Herzog sur le lancement d'un nouvel Acte Unique rassemblant les 27 pays autour de quelques politiques bien choisies et d'intérêt incontestablement commun. L'énergie sans aucun doute, mais aussi par exemple la recherche et si possible l'enseignement, l'immigration. La France pourrait ainsi comme par le passé bénéficier de ses engagements européens pour progresser.
  • Pour Edmond Alphandéry, ancien ministre des finances, il est dommage que la campagne présidentielle ne parle pas directement des 4 problèmes clés de la France :
    • la formation et son inadéquation aux besoins économiques (il y a pénurie de comptables pour les banques !)
    • l'Europe (pas facile pour les français de regagner de l'influence à Bruxelles)
    • le réchauffement planétaire (voir en particulier le rapport récent de Lehman Brothers)
    • et la réforme du secteur public

 

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